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01.08.2006

020

Ste Catherine de Sienne
Le Dialogue, chap. 146

O ma fille bien-aimée ! tu vois dans l'Evangile ce que fit Pierre, mon apôtre, lorsque ma Vérité lui ordonna de jeter les filets à la mer ; il répondit : " Maître, nous avons travaillé toute la nuit et nous n'avons rien pris ; mais sur votre parole je jetterai le filet. Il le fit, et il prit une si grande quantité de poissons, qu'il ne le pouvait tirer tout seul, et qu'il appela ses compagnons pour lui aider. " (St Luc, 5, 5-7).

Si tu médites ce passage, tu verras une figure sous la réalité, et cette figure te conviendra ; car tous les actes et les mystères accomplis par ma Vérité dans ce monde avec ou sans les disciples, étaient des figures pour instruire et sauver les âmes. Vous pouvez toujours y voir une règle et une doctrine en les étudiant à la lumière de la raison : les personnes ignorantes et grossières comme les intelligences supérieures pourront y puiser des exemples, et tous, pourvu qu'ils le veuillent, y trouveront leur salut et leur consolation.

Je t'ai dit que Pierre, sur l'ordre de Jésus-Christ, jeta les filets dans la mer : il fut donc obéissant. Il crut fermement qu'il prendrait du poisson, et il en prit en effet une grande quantité ; mais ce ne fut pas pendant la nuit. Quelle est cette nuit? C'est la nuit obscure du péché mortel, où l'âme est privée de la lumière de la grâce. Pendant cette nuit on ne prend rien de bon, parce que le désir jette le filet, non pas dans une mer vive, mais dans, une mer morte, où il trouve le péché qui n'est que néant et les plus grandes fatigues ne sont d'aucune utilité.

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12.07.2006

019

Ste Catherine de Sienne
Le Dialogue, chap. 136

Je suis le bon et parfait Médecin, qui connaît ce qui est nécessaire à votre faiblesse et ce qui est utile à votre salut ; je vous rendrai une santé parfaite et je vous la conserverai. Ma providence ne fera jamais défaut à celui qui voudra la recevoir et qui placera toute son espérance en moi. Celui qui espère en moi, qui frappe et qui appelle véritablement, non seulement avec la parole mais avec l'élan et la lumière d'une sainte foi, celui-là me goûte dans ma providence, mais non celui qui frappe et m'appelle en disant seulement : Seigneur, Seigneur.

Celui qui me cherche ainsi et me demande sans autre mérite, je ne le connaîtrai pas dans ma miséricorde, mais dans ma justice. Tu sais que l'homme ne peut espérer en deux choses opposées ; la Vérité incarnée a dit dans l'Evangile : "Nul ne peut servir deux maîtres, car, s'il en sert un, il méprisera l'autre" (S. Luc. XVI,13). On ne peut servir sans espérance : le serviteur qui sert son maître le fait dans l'espoir de lui plaire ou dans l'attente de quelque récompense, de quelque avantage. Il ne servira jamais l'ennemi de son maître, parce qu'il ne peut en retirer quelque profit, et parce qu'il perdrait même ce qu'il a droit d'attendre de celui dont il est le serviteur. Apprends, ma fille bien-aimée, qu'il en arrive ainsi pour l'âme.

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01.07.2006

006

Ste Catherine de Sienne
Le Dialogue, chap. 10

L’arbre de la Charité se nourrit donc dans l’humilité ; cet arbre porte un rejeton latéral qui est la vraie discrétion. La moelle de cet arbre de la charité c’est la patience qui est le signe certain de la présence dans une âme et de l’union de cette âme avec moi.

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29.06.2006

002

Ste Catherine de Sienne
Le Dialogue, chap. 4

Aucune vertu, ma fille, ne peut avoir la vie en soi, sinon par la charité, et par l’humilité qui est la mère nourricière de la charité. La connaissance de toi-même t’inspirera l’humilité, en te découvrant que par toi-même tu n’es pas, et que l’être tu le tiens de moi qui t’aimais, toi et les autres, avant que vous ne fussiez. C’est cet amour ineffable que j’eus pour vous qui, voulant vous créer à nouveau en grâce, me fit vous laver et régénérer dans le sang de mon Fils unique, répandu avec un si grand feu d’amour. C’est ce sang qui enseigne la Vérité à celui qui a dissipé la nuée de l’amour-propre par la connaissance de soi-même. Point d’autre moyen de la connaître.

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