Veuillez bien trouver la nouvelle version du blog sur citationsdespiritualite.blogspot.com

23.09.2006

148

St Padre Pio
Lettre au père Agostino de San Marco, 10-X-1915

En ce qui me concerne, je ne m’arrêterai plus de pleurer pendant tout le temps qu’il me reste à vivre : vous savez en effet combien j’ai le cœur déchiré à la vue de tant de pauvres aveugles qui fuient comme la peste cette douce invitation de notre divin Maître : "Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive".

C’est une torture atroce pour mon âme que de se trouver devant ces vrais aveugles qui n’ont aucune pitié pour eux-mêmes, car les passions leur ont fait perdre la raison et ils ne pensent pas même à venir boire l’eau véritable du paradis.

Un regard, mon Père, puis dites-moi si j’ai raison de me rendre malheureux pour la folie de ces aveugles. Voyez comme les ennemis de la croix triomphent chaque jour davantage. Oh ciel ! Ils ne cessent de brûler de mille désirs de satisfactions terrestres.

Jésus les invite à se désaltérer à l’eau vive. Il connaît parfaitement notre besoin de boire à de cette eau nouvelle à satiété ; il la tient prête pour ceux qui ont réellement soif, afin qu’ils ne périssent pas au milieu des flammes dont ils sont dévorés.

Jésus leur adresse cette tendre invitation : "Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive". Mais, mon Dieu, quelle réponse obtenez-vous de ces malheureux ? Ils n’ont pas l’air de vous entendre, ils vous fuient et, ce qui est pire, ces misérables habitués depuis longtemps à vivre dans le feu des satisfactions terrestres et qui ont vieilli dans ces flammes n’écoutent plus vos invitations amoureuses et ne s’aperçoivent même plus du grand danger, de l’horrible danger, dans lequel ils se trouvent.


Source : saint.padre.pio.free.fr

11:20 Publié dans - St Padre Pio, Cécité, Croix, Miséricorde, Péché, Vices | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : citations, christianisme, religion, spiritualité, foi, vérité, miséricorde

02.08.2006

021

St Grégoire le Grand
Règle pastorale, III, 9

Il faut dire aux impatients que lorsqu’ils négligent de réfréner leur impétuosité ils sont entraînés à travers les abrupts d’injustices qu’ils ne cherchaient pas, parce que la fureur pousse l’âme là où ne l’attirait pas le désir, et que dans son transport elle agit comme inconsciente, ce dont ensuite, consciente, elle s’afflige. Il faut dire aussi aux impatients qu’en se précipitant sous la poussée de leur émoi, ils agissent souvent comme hors d’eux-mêmes, et dès lors, ont peine à se rendre compte du mal commis. En n’opposant aucune résistance à ce qui les trouble, ils dénaturent le bien même qu’ils avaient fait avec une âme tranquille, et ils détruisent, par leur aveugle impulsivité, tout ce qu’ils ont peut-être longuement construit par un clairvoyant labeur.

09:31 Publié dans - St Grégoire le Grand, Affectivité, Cécité, Connaissance de soi, Patience, Sérénité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, religion, spiritualité, foi, vérité, église